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TEST – Megaman x

Le meilleur de Megaman pour x raisons. La série des Megaman, initiée sur Nes, contant les douloureuses batailles d’un petit humanoïde tentant de contrecarrer les plans diaboliques d’un certain Docteur Willy, n’avait pas véritablement connue de révolution tout au long de sa carrière 8 bits. Mais cela allait changer avec l’intronisation de la Super Nintendo comme console de salon hôte d’un renouveau graphique et surtout sonore. Le chétif robot au design simple et au caractère peu défini, était sur le point de devenir l’icône de toute une génération de joueurs avides de titres d’action dépositaires d’une marque, d’un caractère propre. Effilé, agressif, exposant un regard d’acier à la volonté inaltérable, l’ancien Megaman allait désormais s’appeler X, et se découvrir un nouvel ennemi au sein d’un contexte beaucoup plus riche.

Tout commence d’ailleurs au coeur d’une ville en ruines, rongée par la rouille et les combats, où notre héros erre à la recherche d’une solution à ce conflit. Mais trop sûr de lui, il ne pourra s’opposer à l’envoi de l’un des généraux de Sigma et frôlera par la même la mort. Sauvé in extremis par le légendaire Zero, possédant un charisme fascinant, sa quête aura comme principal objectif d’acquérir suffisamment de puissance pour mettre fin au joug du tyran. Il faudra pour cela amasser des capacités spéciales, placées dans des capsules que le défunt Docteur Light a eu l’idée de dissimuler aux quatre coins du monde. Mais votre chemin sera parsemé d’obstacles imposants, incarnés par des êtres mécaniques appartenant à l’armée de votre nouvel ennemi juré. On sent déjà l’incompréhension latente de cette sorte de fratricide qui sera le thème principal des volets suivants.

D’ailleurs, cette saga n’est pas prête de s’arrêter, à la vue des nombreuses séquelles qui voient le jour depuis lors. Nous en serons bientôt au X-8, suivant logiquement un X-7, très décevant. Une ambiance toujours aussi sympathique, mais une 3D de très mauvais aloi, et une absence d’intérêt flagrant. Tout le contraire du soft qui nous intéresse aujourd’hui. Dynamique, séduisant et novateur voici les termes qui pourraient définir cet opus. Basé sur la collecte de pièces d’équipements augmentant les caractéristiques physiques, le jeu ne révélera sa vraie valeur que lorsque vous aurez découvert les principales. En fait, une fois les bottes de vitesse dénichées, vous pénétrerez dans un plaisir de jeu immédiat, dû à la nervosité du gameplay. Léger et rapide, vous vous autoriserez les prises de risques les plus inconscientes, bondissant au-dessus de tapis de pointes acérées, pour vous laisser glisser ensuite le long d’un mur, tout en tirant sur des ennemis vous ayant pris pour cible. Immersif et décapant. Mais une fois acquis l’armure complète, il ne tiendra qu’à vous de braver les dangers les plus improbables en toute sérénité. D’autant plus qu’il vous est également possible, comme auparavant, d’utiliser les armes des boss défaits afin de vous en servir contre leurs compatriotes. Chacun étant sensible à un pouvoir particulier (glace, feu, métal,…), il vous incombera de découvrir son point faible, vous facilitant grandement la tâche. Un ennemi craignant la glace par exemple pourra être annihilé en quatre coups, si vous utilisez une aptitude en rapport.

Un système qui n’est pas vraiment innovant mais qui a le mérite de bien fonctionner et de proposer une stratégie de jeu intéressante. D’autant plus qu’avec la quête des réceptacles de vie (coeur) et des containers permettant de puiser le trop plein de bonus vitaux amassés, il sera nécessaire d’utiliser un voire deux pouvoirs spécifiques en plus de vos récentes fonctionnalités afin de parvenir aux endroits difficiles d’accès. Une motivation suffisante pour refaire plusieurs fois fébrilement les niveaux dépassés dans l’espoir de mettre la main sur une cachette oubliée de tous. Mais ce que l’on n’a pas omis par contre, c’est la qualité graphique évidente doublée d’une animation crédible et bien décomposée. Les environnements ne se ressemblent jamais, et la finesse est au rendez-vous. Affichant des détails et des panoramas impressionnants, le petit bijou de Capcom se place comme l’un des plus beaux jeu des débuts de la Snin, lors de sa sortie en 1993. Le chara-design se révèle de très bonne qualité, et très accrocheur pour l’époque, où nous étions habitués à Mario et consorts. Moins complets, mais plus attirant que le mythique Super Mario World, ou que le fantastique Donkey Kong Country, ce soft d’action/plates-formes, a su créer sa propre identité. A souligner de plus une bande-son collant étonnamment bien à l’atmosphère « speed » du titre, et disposant de bonnes sonorités et de morceaux assez diversifiés. Une des meilleures de la série. Un conseil, si vous le dénichez quelque part, laissez-vous tenter.

Rédacteur en chef de 16bit.fr. Passionné par le retrogaming. Ma console de jeux video préférée est la Super Nintendo.