Comment parler de Metal Slug sans être forcément concis… Série dévastatrice de 6 épisodes sur Neo Geo, voilà qu’aujourd’hui je teste son 1er opus. Episode d’anthologie puisqu’il a marqué à jamais le jeu vidéo d’action et fait parti, 10 ans après sa sortie, des meilleurs titres du genre (heuuuu c’est aussi l’un des meilleurs jeu de la console).
Avec ce test, c’est une longue lignée de 6 tests Neo Geo qui commencent plus 2 sur Psone et 3 sur PS2. J’ai du boulot. A l’époque où la Neo Geo commençaient un peu à s’essouffler, Metal Slug a remit un coup de jeune à ce vieux système Arcade. J’ai connu ce jeu dans le bar de mon quartier. A l’époque je venais là juste pour y jouer. J’en ai claquer des sous… Mais avant toute chose, parlons du gameplay. Dans ce 1er épisode vous n’incarnerez que Marco (pas de choix de perso pour ceux qui connaissent les autres épisodes). Dans un contrôle littéralement parfait, Marco n’aura au début que son pistolet (arme par défaut), son couteau (arme qui se substitue automatiquement aux armes à feu lors d’un corps à corps) et vos grenades.
Jeu d’action entièrement en 2D (je rappelle qu’on est sur 16bits) et de profil rappelant un certain Contra (Konami), vous aurez bien sûr accès à d’autres armes : napalm, fusil à pompe, mitrailleuse lourde et lance roquettes seront semés sur votre route pour faire un carton maximal. Sur votre chemin vous rencontrerez vos anciens frères d’armes. Captifs depuis bien longtemps, ils ressemblent plus à des Robinson Crusoe qu’à des guerriers. Une fois libérés, ils vous donneront des armes et autres bonus. Dernier détail du gameplay et non des moindres : les véhicules. Ou plutôt devrais-je dire LE véhicule. En effet le jeu vous proposera d’entrer dans un mini-tank (très proche de ceux vu dans l’OAV Dominion Tank Police. Plagieur ou plagié ?) afin de faire le ménage. Dans le labs de temps qui vous est imparti (tant que le blindage résiste), vous aurez tout loisir d’être invincible , d’avoir une sulfateuse puissante à angle de rotation sur 360° ainsi que le sacro-sauvage lancé d’obus. D’ailleurs une fois mort, il faudra vite quitter le navire sinon c’est une vie qui s’envolera. Vous aurez enfin la possibilité avec le tank, d’user d’une botte secrète : le mega-crash. A bord de l’appareil pressez A+B et vous quitterez le blindé, ce dernier allant s’exploser sur votre cible..
A présent abordons le sujet du jeu en lui-même. Tout d’abord, c’est graphiquement magnifique ! Très détaillé, animé à la perfection (quelques rares ralentis tout de même) tant dans les mouvements des divers sprites que dans l’action. Ca fourmille de mille détails sous nos yeux émerveillés (non non j’en fais pas trop ) le tout étant très haut en couleurs. C’est dingue le boulot que les programmeurs ont étalés !! Vos ennemis sont à la fois variés, superbement réalisés et détaillés. Simples fantassins, tanks moyens, tanks lance-flammes, avions, bateaux, hélicos sans parler des boss qui prennent une bonne partie de l’écran, vous risquez pas de vous lasser. D’ailleurs, hormis la chair à canon (les pauv’ gars à pattes), tout véhicule ennemis ou même bâtiment, se dégradera sous votre tir fourni. Ca donne une notion de réalisme terrible (c’est débile les jeux où on tire comme des malades pendant des heures et d’un coup il explose, comme ça) et le dernier tir donne souvent droit à une explosion de particules qui s’échappent de tout côté, du plus bel effet.
Il est sûr que le scénario ne vole pas bien haut : à la croisé entre les nazis et talibans, une sorte de NeoSadam (je l’appelle comme ça ) avec son armée envahissent les lieux. Vous, sorte de Rambo multi-fonctions, vous devez rétablir l’ordre et la paix. C’est assez banal comme trame mais après tout on s’en fout, on a pas besoin d’un scénar’ à la Tom Clancy pour dézinguer à tout va. Car l’action du jeu ne mollit jamais. Ca pulse, ça explose dans tous les sens, ça hurle sous vos coups, bref ça envoie grave ! Mais loin du sérieux d’un Contra, Metal Slug joue aussi la carte de l’humour. Combien de fois je me suis bidonné devant les terribles mimiques des gars. L’éloge n’est pas finie, parlons du son. Accompagnés de musiques très « militaires » et d’une grande qualité, les bruitages sont explosifs comme jamais et les voix sont d’une qualité rare, gage d’un travail soigné. Et bien, j’en ai écris non ? Il faut dire que Metal Slug fait parti de ces jeux qui m’ont fait acheter la console d’SNK. Avec les Fatal Fury, les King of Fighters et les Samuraï Shodown, c’est sans réfléchir ma série de jeux préférées. Une action débridée et explosive, une bande son qui arrache, un gameplay et un humour terrible, rien, absolument rien n’est à reprocher à ce jeu. Même l’intro (sympa d’ailleurs, comme la fin) est bien négociée pour le support et le taux de rejouabilité du soft est immense tant le fun y est exacerbé. Metal Slug est sans réfléchir un jeu culte, un de ces jeux qui ne vous font pas regretter d’avoir mis tant d’argent dans cette machine. C’est un des meilleurs titres de la console, un de mes jeux préférés.
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